25 novembre : Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes
Par Isabel Costa, au nom de l’Association WOMENS WLPT Lisboa
Chaque année, le 25 novembre, le monde se souvient.
Mais pour des milliers de femmes, il ne s’agit pas d’un jour de mémoire : c’est le reflet de leur quotidien.
Celui des voix qu’on a voulu faire taire, des vies qu’on a brisées en silence, et des enfants qui grandissent dans la peur.
La violence faite aux femmes ne se résume pas aux coups.
Elle commence souvent dans les mots, dans le contrôle, dans la peur de déplaire ou de déranger.
Elle s’insinue dans le foyer, dans les institutions, dans les regards indifférents.
Et trop souvent, elle se perpétue faute d’écoute, faute de protection, faute de moyens.
Au Portugal, comme ailleurs en Europe, les chiffres continuent d’augmenter : chaque jour, des femmes sont menacées, battues, harcelées, tuées.
Mais derrière ces statistiques, il y a des visages, des mères, des sœurs, des filles et des enfants témoins de ces violences, qui en portent les cicatrices invisibles toute leur vie.
C’est pour elles que nous nous levons.
C’est pour elles que l’association WOMENS WLPT agit depuis 2020, au Portugal, en Europe, et à l’international, pour offrir écoute, accompagnement et reconstruction.
Nous avons créé un bureau des victimes au métro Olivais, un lieu de confiance et de protection.
Nous travaillons avec les écoles, les familles et les institutions, pour que la prévention commence dès l’enfance.
Parce qu’un enfant averti, écouté, protégé, devient un adulte libre.
Le 25 novembre ne doit pas être un simple symbole.
Il doit être un rappel à la responsabilité collective : celle d’un État, d’une société, d’un voisin, d’un collègue, d’un citoyen.
Protéger une femme, c’est protéger une famille.
Soutenir une victime, c’est reconstruire une société plus juste.
À toutes celles qui se battent pour leur dignité,
À toutes celles qui n’ont pas encore trouvé la force de parler,
À toutes celles qu’on n’a pas su sauver :
vous n’êtes pas oubliées.
Nous continuerons à marcher, à parler, à dénoncer, à reconstruire.
Car la paix ne se décrète pas : elle se bâtit, chaque jour, dans le respect, la justice et la solidarité.
Le 25 novembre n’est pas un jour de deuil.
C’est un cri d’espérance.
